dimanche 29 septembre 2019

Impression 3D - journal de bord 1


Il y a plusieurs années années déjà que la technologie de l'imprimante 3D a commencé de se démocratiser. J'avais déjà saisi l'occasion de réaliser des décors aux formes géométriques par le biais de Google Sketchup et du portail d'impression Shapeways : cf article sur les pierres gardiennes elfiques.

Il y avait deux problèmes principaux pour que cela vaille sérieusement la peine de s'investir un peu plus à fonds dans cette technologie. Soit le prix d'impression était élevé, via Shapeways ou via l'achat d'une coûteuse imprimante 3D, soit l'impression était de trop mauvaise qualité avec de nombreuses stries de construction dues à l'impression par dépôt de filament. Si celles-ci peuvent être poncées sur une forme géométrique, pour produire des figurines ou des détails plus fin ce n'est pas vraiment adapté : on ne va pas poncer les détails quand même !

Depuis quelques temps, des imprimantes qui utilisent une autre technologies sont arrivées sur le marché grand public. Celles-ci utilisent une source de rayons UV ou un laser pour solidifier progressivement le modèle à partir d'un bain de résine liquide, et le résultat est ainsi bien meilleur. (On parle de stéréolithographie ou SLA!)

Modèle d'imprimante

Récemment, le fabricant Anycubic a sorti un nouveau modèle d'imprimante de ce type, la Anycubic Photon S, ce qui a entraîné une significative baisse de prix sur son premier modèle, la Anycubic Photon. Amazon a essayé de le ma jeter au visage, j'ai cherché un peu et finalement je l'ai commandé via Ebay vers les stocks situés en Tchéquie pour 200 euros, ce qui me semble un prix plus que correct.

Je me suis décidé pour ce modèle, car l'épaisseur d'impression est aussi fine que 25 microns et apparemment la vitesse d'impression est comparable à celle d'une imprimante à filament, soit environ 2cm / heure.
Elle est recommandée partout comme le meilleur choix actuellement pour l'impression de figurines à un prix grand public. Elle fait aussi l'objet d'un grand support communautaire avec des groupes de discussions dédiés sur de nombreuses plateformes.

Anycubic Photon

Contraintes

L'utilisation de la résine est par contre beaucoup plus complexe que le filament. Le matériau est irritant et émet des vapeurs potentiellement toxiques au moment de sa "cuisson". Il ne faut pas en renverser, il faut porter des gants en nitrile, des lunettes de protection, et laisser l'imprimante travailler dans un endroit aéré. (Bon pour résoudre ce problème, j'ai commandé un litre de la nouvelle résine naturelle d'anycubic, censée résoudre le problème de la toxicité.)
En plus de cela, l'impression est soumises à une contrainte physique que nous subissons chaque jour : la gravité ! Il faut donc prévoir que chaque partie qui sera durcie dans le processus soit soutenue par une partie précédente ou prévoir la création de supports d'impression. Un peu comme les chemins d'injections et d'évacuation d'air pour le moulage.
Une fois l'impression terminée, il faut rincer les modèles dans un bain d'alcool isopropyl pour s'assurer que toute trace de résiner non solidifiée est nettoyée. La figurine doit être encore exposée aux UV (soleil ou lampe spécifique) pour terminer de durcir.

Bref, c'est pas de la rigolade !

Possibilités

Évidemment, les possibilités sont aussi vastes que l'imagination, alors que le temps disponible, le budget et les compétences représentent les limites. Je n'exclus pas d'apprendre à sculpter avec Blender, un puissant logiciel gratuit. (En fait j'ai déjà commencé.)
Mais sur le plus court terme, j'aimerais pouvoir profiter de mon futur nouveau jouet sans d'abord passer des dizaines d'heures de mon temps libre à apprendre à utiliser blender.

En fait de nombreux sites commencent à proposer d'acheter non pas des figurines mais bien les fichiers d'impression 3D. L'un de ceux qui m'a fait craquer est The Dragon's Rest qui produit de magnifiques décors pour Blackstone Fortress par exemple. Je venais de commander une impression sur Etsy de sa Warp Gate version dice tower, un décors magnifique dont je rêvais depuis de nombreuses années sans savoir comment le réaliser et aussi une pièce utile pour contenir les jets de dés intempestifs. J'ai sûrement trop regardé Stargate quand j'étais gosse. De ces sites-là il y en a bien d'autre, surtout si on ajoute par exemple les kickstarters, et ce n'est que le début.

En revanche, la vraye bonne nouvelle, c'est qu'il y a un nombre ÉNORME de modèles gratuits !!! Le meilleur site pour ça, qui ne demande rien à personne, c'est Thingiverse ! Essayez de taper "wargame" ou "miniature" dans le moteur de recherche. Qui n'a jamais rêvé d'avoir un complexe de couloirs à la Space Hulk ? D'imprimer son propre Titan pièce par pièce ? De pouvoir ressusciter des jeux qui n'existent plus comme Battlefleet Gothic et je ne parle même pas d'Epic ! Ou alors de dés complètements barges (attention les doigts !) ?

Bref, je crois qu'il y a de quoi s'occuper un moment gratuitement et apprendre les bases de l'impression en ayant largement le temps de développer des compétences en sculpture sur le long terme.

Quelques notes

  • Pour l'organisation de l'espace de travail et la sécurité, suivre les recommandations de cette vidéo. Gants nitriles, lunettes, bac de récupération, bains d'alcool isopropyl, aération, spatule en métal. Ce sera moins grave avec la résine naturelle.
  • Autodesk meshmixer est gratuit et permet d'évider les modèles.
  • Pour s'assurer que les supports antigravitiques sont bien générés, la communauté recommande de télécharger Prusa Slicer, choisir Prusa SL1 comme imprimante et générer des supports avec environ 50% de densité. Le fichier STL peut ensuite être sauvé et réouvert dans Photon slicer livré avec l'imprimante Anycubic Photon. Apparemment Prusa s'en sort mieux pour l'instant que son concurrent au niveau software. 

vendredi 21 juin 2019

Iyanden Yellow : peindre en jaune

Ah le jaune ! Une couleur terrible, impossible à peindre, le genre de teinte à laquelle je ne me serais jamais essayé quand je débutais. Et encore, je crois que mon premier skink obéissait au schéma d'une salamandre tachetée et arborait donc de superbes points jaunes.
Mais comme souvent, ce genre d'interdit recèle un défi auquel on ne cesse de penser jusqu'à ce qu'un jour on n'ait le courage de le relever.
Voici quelques notes qui aideront les autres peintres désireux d'emprunter le chemin difficile et piquant qu'est celui de la moutarde, du citron, des bananes, de l'or et du soleil !


Éléments pratiques

Capacité de couverture : les deux principaux jaunes de la gamme Citadel, j'ai nommé Flash Gitz Yellow et Yriel Yellow n'arrivent pas à recouvrir une tache. Ils ne s'imposent que très difficilement sur une couche sombre et cela inclut la couleur de base Averland Sunset !

  • Utiliser comme base un blanc ou un crème. Pour couvrir une tache, commencer par la recouvrir d'une couleur couvrante claire comme Rakarth Flesh ou encore mieux désormais Wraithbone. Utiliser du blanc pur vous allez avoir un autre problème de couverture et de texture inhérent au blanc... (à couvrir dans un autre article.)
  • Lorsque vous devez en remettre une couche, quelques gouttes de Flayed One Flesh dans votre Iyanden Yellow en augmentent l'opacité. Si le ton devient pâlichon, un peu d'orange le ravive.
Ombrages et ton : du fait de la fragilité - ou peut-être de la transparence - de la teinte jaune on peut obtenir des teintes très différentes en fonction de la couche de base, des ombrages et des glacis utilisés. Ainsi, dans un style technique simple : couche de base, layer, wash, le wash va être absolument déterminant.
  • Jaune brun : avec de l'Averland Sunset comme couche sombre, éventuellement à la sous-couche (disponible en bombe) mais bonne chance pour remonter à quelque chose de plus clair. Des ombrages dans les tons bruns. Cela peut éventuellement convenir à des Orks, mais je trouve que généralement le résultat a l'air sale et se confond avec du beige.
  • Jaune orange : un glacis orangé peut rendre un jaune pale extrêmement riche et vif ! Il va en renforcer l'intensité, la saturation. Avant je procédais avec des lavis de Troll Slayer Orange dilué au medium et à l'eau, ce qui donnait des résultats compliqués. Désormais on peut utiliser le Iyanden Yellow Contrast, y compris comme glacis. À choisir si les arrêtes se font en Flash Gitz ou par l'adjonction de Flayed One Flesh dans le jaune, attention toutefois à ne pas "refroidir la couleur" de manière générale. Quelques gouttes d'orange enrichissent le ton !
  • Jaune citron : un jaune extrêmement clair pour des petites surfaces, qui part d'une sous-couche de Wraithbone, une fine couche d'Yriel Yellow, puis une couche dominante sur les surfaces exposées de Flash Gitz Yellow avant de faire les arrêtes avec un mélange Flash Gitz et Flayed One Flesh.
Ombrage du jaune orangé : difficile d'ombrer du jaune sans en rompre la teinte, sans le rendre brun, sale, etc. Le jaune orangé convient bien aux surfaces "de milieu", mais ne suffit pas à contraster fortement, à créer une ombre en dessous d'un détail ou à assombrir assez par exemple en dessous d'une épaulette. 
  • Petite astuce : un wash de Druchii Violet !!! Étonnamment, cela ne vient pas salir le jaune, cela sature encore davantage et crée une ombre bleutée qui se fond dans l'orange... en fait ce n'est pas si étonnant si on regarde le spectre chromatique ci-dessous.

Couleurs complémentaires : comme le jaune est une couleur vive, il est nécessaire d'avoir recours à des couleurs complémentaires, c'est-à-dire à l'autre bout du spectre chromatique : bleu et violet. 
  • Ainsi, des gemmes ou pierres-esprit classiques en rouge ne ressortent pas sur les armures aux couleurs de Iyanden et il faut opter pour une teinte beaucoup plus rose ou violette. 
  • On comprend pourquoi la couleur complémentaire d'Iyanden est le bleu et inversement pour Alaitoc (inspirés des Eldtritch Raiders du prince Yriel).



Cercle chromatique
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Wikicommons

Contrast paint : Il y a deux jaunes à disposition dans la gamme Contrast.  Iyanden Yellow contient un fonds de teinte orangé. Nazdreg Yellow contient un fonds de teinte brun. L'épaisseur de la couche est déterminante : une fine couche, éventuellement diluée au medium (jamais à l'eau ! toutes les propriétés de tension de surface s'en vont !) donne un jaune assez citronné, la bonne couche et on obtient jaune citron sur les arrêtes, orange dans les creux, trop et tout est orange !

Synthèse : mes Iyanden

Désormais ma technique est arrêtée ainsi : sous-couche de Wraithbone (ce qui a même du sens au niveau thématique !), couche de Iyanden Yellow Contrast. 


"Did these Xenos just CONTRAST on the battlefield ???"
Iyanden Yellow Contrast, une couche sur une sous-couche de Wraithbone.
Ensuite, pour reprendre les surfaces principales j'utilise un mélange de Iyanden Yellow, avec un peu d'orange Troll Slayer et de Flayed One Flesh dedans pour en enrichir le ton et en augmenter la capacité de couverture.
Certaines surfaces très exposées à la lumière ont droit à une couche totalement liquide de Flashgitz.
Des ombres renforcées et contrastées sous les détails sont exécutées avec un lavis de Druchii Violet.

À updater avec de nouvelles photos.






mercredi 19 juin 2019

Edito : juin 2019

- Vous allez mieux ?
Le maître regardait fixement ses phalanges, blanchies par la pression qu’il exerçait lui-même sur le parapet. Celui-ci semblait être le seul point fixe de l’univers. Corthana lui tendait patiemment un mouchoir de lin brodé pour s’essuyer la bouche. Il s’exécuta, la tête lui tournait quelque peu.
- Mpf, c’est ce liquide rose j’en suis sûr. Bon Corthala, explique-moi ce qui s’est passé.
- Corthana, maître. De quoi vous rappelez-vous ?
- C’est confus. Tout allait bien… eh puis une trahison, une guerre, alors que certains étaient loin et… ils ne sont jamais revenus n’est-ce pas ?
- C’est cela, et d’ailleurs comment auraient-ils pu ? Nous-même nous sommes partis lorsque le monde s’est terminé.
- C’est absurde.
- On n’en mesure pas encore toutes les conséquences. Le Vieux Monde ne rapportait plus assez, il est devenu le jouet de divinités infernales, des princes démons aux noms terrifiants tels que March’t-Ward et T’amKirkby. Archaon, « celui qui est trotrofort » l’a détruit selon un procédé narratif abrupt auquel personne n’a rien compris.
- Et… Nagash ? J’ai fait un rêve affreux.
- Oh n’y pensez plus maître, toute cette histoire n’a servi à rien. Nagash était bien vendu, mais Archaon était trotrofort. Et votre essence n’a subi aucun préjudice.
- Ai-je déjà mentionné le fait que c’est absurde ?
- Absurde il est vrai, et pourtant la tempête apportait un vent de renouveau. Un âge nouveau auquel personne n’a croché sauf le dieu de l’Empire, Sigmar. Tout cela a montré la structure même du temps et de l’univers, où le relatif règne et reste soumis à notre souveraine volonté. Les ténèbres d’un lointain futur sont plus proches que jamais. Les jeux de spécialistes auxquels se livrent les dieux font rage plus que jamais. Et le Vieux Monde est resté bien vivant, dans une bulle de réalité éclatée, où vous continuez de vivre une existence studieuse, dans une autre vous êtes peut-être mort et ici vous êtes libres. Libre de poursuivre votre grande œuvre de connaissance.
- J’ai peine à suivre. Et pourtant, je me souviens un peu. Si tout est relatif, le cœur n’y était plus et le temps devenait rare, eh puis j’ai dormi… J’ai fait des rêves merveilleux cela dit. J’y côtoyais les plus belles des dames et y accomplissaient toutes sortes d’exploits… intellectuels naturellement. Mais dis-moi Corthana sont-ils vraiment tous partis ? Mon disciple de jadis ? Et ces squatteurs infernaux d’outre-mer ?
- Il en reste un maître.
- Qui ? dis-moi qui !
- L’Orc, ô mon maître, Gorodok.
- Incroyable ! Improbable ! Comment va-t-il ?
- Oh il a très mal vécu la fin des temps. On ne l’a retrouvé que bien des années plus tard à moitié mort dans les niveaux inférieurs. On a dû en remplacer plusieurs morceaux.
- Remplacer des morceaux ?
- Oui par des prothèses robotiques, c’est devenu un cybork.
- Par Mahmam’hia, quel destin affreux. Y a-t-il pire ?
- Il s’est mis à jouer de la guitare.
- C’est tout ?
- Non, du théorbe, du luth, de l’archiluth, …
- Archiflûte, il ne chante pas au moins ?
- Ça non, maître.
- Ah, c’est bien, il peut rester alors.

mardi 6 novembre 2018

White Tower is back : edito novembre 2018

*Eh ? Y a quelqu’un ?
*Qu’est-ce que c’est que cette m… ?
- The master has awoken ! The master has awoken !
* Hey ! Laissez-moi sortir de ce truc !

Quelques instant plus tard, le lourd couvercle translucide se soulève. D’une aveuglante lumière laiteuse émergent les contours filiformes d’un jeune elfe au visage lisse. Il tient à la main un gobelet d’un liquide vaguement rose.
- That’s fine master, slowly, very good, now drink this.
- Mais pourquoi, slurrrrp, pourquoi est-ce tu parles l’Albionais toi ?
- Oh I am so sorry, maître, c’est mieux comme ça ? C’est pour coller au Zeitgeist, on s’y est tous mis. Il suffit de switcher. Vous vous souvenez de votre nom ?
- Je crois oui, comment t’appelles-tu toi ?
- Corthana, maître, mais vous pouvez m’appeler comme bon vous semble.
- Corthana ? De quel royaume cela provient-il ? Oh aide-moi donc à me lever je veux me dégourdir les pattes. Dis-donc c’est dégueulasse ce que tu m’as donné à boire. *kof kof* A-t-on encore du vin de Tar Falaern ?
- Voilà, voilà, relevez-vous doucement. Vous pourriez avoir mal au crâne. Certains vomissent ou s’évanouissent à nouveau, vous savez ? Marchez doucement. Quel bonheur, si vous saviez maître, chaque jour je vous veillais. Je vérifiais les senseurs. Ô maître, j’espérais ! Quelle félicité ! Je regardais votre visage, aux traits taillés dans la pierre. Votre dureté à jamais immobile…
- Ça va, ça va, l’interrompit le maître, laisse ma dureté à sa place. Que s’est-il passé au juste ? Combien de temps ai-je dormi ?
- Treize années, ô maître, mais le temps est relatif et hélicoïdal.
- J’y pige que dalle.
- Il est normal que vous soyez perturbé, ô maître, avec tout mon respect, votre activité synaptique peut mettre plusieurs semaines à se rétablir à son plein potentiel, surtout que… votre âge vénérable...
- Voilà, voilà, mais comment on est-on arrivé là ? où sommes-nous ?
- Dans la Tour Blanche, maître. Le temple de la connaissance. La grande bibliothèque. Le phare de lumière. Le saint sanctuaire de Hoeth ! Nous avons survécu !
- Mais… mais à quoi ?
- À la fin du monde.
- Bleuuuarrrpppp
- Je vous l’avais dit, certains vomissent. Ça avait pourtant bien commencé.

mardi 27 mars 2018

40k - 2000pts Blood Angels vs Red Corsairs (SMC)



Déploiement :
Le déploiement était une phase ultra tactique... On a tous les deux déployé des scouts/cultistes pour interdire le deep strike derrière nos lignes.












Résumé :


Je m'attendais à ce qu'il me fonce dessus avec un engagement au tour 2, mais il a été trop prudent, il a séparé son attaque, sur mon flanc droit avec ses motards, sorciers et warp talons, sur mon flanc gauche, au centre avec un maulerfiend, et sur mon flance gauche il comptait envoyer son rhino avec ses élus dedans... manque de pot, en un tour de tir entre mes Intercessors et mon Dread avec canon à Plasma, je plop son rhino. Les choses se retrouvent à pied en fond de court. Je deep strike mes deux unités d'élite dans mes propres lignes, faute d'ouverture dans les siennes.





 J'ai peur pour ma death company qui est trop avancée pour rien et se prend 4 flamers, 2 heavy flamers, et une pétée de bolter dans la gueule.... mais s'en sort sans une seule perte avec un petit cover, du bol aux saves et un bol iditio aux Feel no pain. Le flybrarian fait le ménage sur le reste du flanc droit, en zigouillant des havocs plasma et des cultistes au càc et au smite. La Death Company se prend un hellbrute, mais avec un stratagème attaque avant lui et le pète. Tour suivant, la Death Company fonce sur les deux sorciers, les warp talons et les motards et zigouille tout le monde. Le Chaos lord tentera un assassinat sur Lesmartes, mais celui-ci tient le coup et riposte, avec deux potes armés de Thunder hammer et crac plus de Chaos Lord.







Pendant ce temps là au centre, le Maulerfiend fonce dans le tas, laisse 2 pv à un Baal Predator mais finit par succomber à la puissance de feu concentrée de tout le reste, et surtout se prend une charge du Capitaine Blood Angels qui l'achève
après ça, il ne reste plus grand chose, juste les finitions
les Intercessors et les Devastator ont campé tranquille sur leurs objectifs, distribuant la mort sauvagement sur tout ce qui passait à proximité et le centre avec Predators, Tactiques, et la Sanguinary Guard (qui ne s'est même pas sali quoi) a tenu vaillamment













jeudi 8 juin 2017

Rapport de bataille : 40k 8th edition - Blood Angels vs Tyranides

Rapport de bataille :
40k 8th edition

Blood Angels VS Tyranides

Only War : Domination

Introduction
Avec la destruction du monde de Warhammer, à la fin de la campagne commencée brillamment par le supplément Nagash, je me suis mis à suivre plus activement 40k. Il faut dire que la sortie de la boîte Space Hulk, que je ne pouvais pas rater, m'a de toute manière mis dans les mains des Blood Angels et des Genestealers. Toutefois, la complexité des règles de 40k et la lourdeur du système, la nécessité de consulter quatre livres pour résoudre un point de règle m'a toujours un peu freiné. J'ai ainsi dû faire 5 parties sur 2 ans.
L'annonce de la V8 et la nouvelle politique de communication de GW, laissait présager du meilleur. C'est donc avec plaisir que je me suis jeté sur ces nouvelles règles. Voici une partie test.

En italique, mes réflexions sur la nouvelle version.


Blood Angels : Patrol Detachment : 3 CP

Sanguinor 9pow
10x Tactical Marines, 1 plasma canon, 1 plasma, sergent w/ plasma pistol chsw 9pow
5x tactical Marines, 1 Heavy Flamer, serg. w/ combi-fla 5pow
Razorback, Twin Assault Canon (Assback) 5pow
Predator, Twin Assault Canon (Asspred) 8pow
10x Death company, 1 Thunder hammer, 2 Power fist, 3 Plasma pistol 18pow
Total :  54pow

Tyranides : Battalion Detachment : 6 CP

Genestealer broodlord  8pow
Genestealer broodlord  8pow
10 genestealers 8pow
10 genestealers 8pow
10 genestealers 8pow
3 tyranid warriors 5pow
1 carnifex, pinces broyeuses 6pow
Total : 51pow


Le choix d'une armée avec les niveau de puissance est ultra rapide. Il est clair que j'ai l'habitude de jouer les Blood Angels et qu'ils sont donc tweakés de manière détaillée, sélectionnés. Je n'ai pas abusé sur l'équipement de la Death Company toutefois, même si je soupçonne cet énorme 9pow/5 figurines de compter la possibilité de tous les équiper de Thunder hammer ! Les Tyranides par contre, c'est les figurines disponibles dans ma collection par hasard (achats compulsifs de boîtes Space Hulk et Whateverstorm). Il y a une différence de 3 pow entre les deux armées, ce qui est considéré équilibré et n'induit pas de bonus/malus. Dans des cas déséquilibrés, l'"underdog" reçoit des CP (command points) en plus et, même ici par contre, il gagne en cas d'égalité.


Scénario : Only War : Domination 

Le décor est une cité en ruine, 4 objectifs sont disposés à tour de rôle. (chaque objectif contrôlé en fin de tour rapporte 1 point de victoire) 
La phase préparatoire est hyper tactique. Là c'est le scénario de base, à envoyer rapidement, sans objectifs tactiques à générer. On pose ces 4 objectifs chacun son tour, on choisit son bord de table, sans donner trop de détails cela donne déjà lieu à de nombreuses réflexions et à équilibrages. Ensuite on roule 1d3 qui détermine si les objectifs restent tous, s'ils rapportent des points à la fin de la partie ou à chaque tour, ou si l'un d'entre eux est une relique. Domination est vraiment top. 


Déploiement : Les Tyranides en ordre de bataille par groupe, avec la ferme intention de prendre les objectifs rapidement. Les Broodlords sont dans 2 des escouades de stealers. Les guerriers pensent camper sur l'objectif proche. Le carnifex s'est fait balader, il espérait foncer rapidement sur les tanks.
Du côté des Blood Angels, l’escouade tactique pense camper sur la position fortifiée avec objectif la plus proche, le transport et le tank sont prêt à partir dans toutes les directions. La Death Company est en réserve. Les Tyranides ont l’initiative !
Dans ce scénario, c'est au jet de dé de départ qu'on sait qui jouera en premier. Dans d'autres scénarios, on peut voler l'initiative, ou c'est celui qui finit de déployer en premier qui l'a ! (Attention les unités mises en réserve sont "déployées" dans le ciel ou dans un teleportarium p. ex., mais pas celles dans un transport !) On déploie une unité à tour de rôle, ce qui permet déjà de feinter. 


Tour 1

Tyranides : L’avance Tyranide est énorme ! Le Broodlord envoie The Horror (pouvoir psychique) sur l’escouade tactique, ce qui leur donne un malus de 1 à leurs tirs. Il subit un péril du warp en tentant de lancer Smite et perd 2 pv ! Les guerriers tyranides sont postés dans les ruines.
Côté Blood Angels, Les deux véhicules sont envoyés en soutien sur le flanc droit, s’éloignant en même temps du Carnifex, seule menace potentielle. On craint une charge groupée dévastatrice.

Les Blood Angels ouvrent le feu. Les deux canons d’assaut jumelés, les bolters, le plasma, tout y passe pour cramer entièrement l’une des deux unités de Genestealers. Le Broodlord se prend un bolter d’assaut jumelé et perd des pvs.  On demande le renfort de la Death Company qui vont donc atterrir en deep strike derrière la ligne Blood Angels à la fin de la phase de mouvement, ce qui est un choix prudent et surtout une anticipation de la manoeuvre suivante... Il faut tenir cet objectif !

Le deep strike se fait à 9", mais permet de tirer et de charger.... simplement réussir une charge de 9" sans relance est très risqué. Il faut avoir des CP ou un personnage comme Lemartes qui permet de relancer le jet. Un pouvoir psy de librarian Astartes codex peut aussi être utile. Il était donc plus sûr de disposer cette unité de Death Company à l'arrière et profiter dans les tours suivants de son mouvement de 12" que de risquer de rater la charge et d'être immobilisé au milieu du champ de bataille, constituant ainsi une proie idéale. 


Score T1 : Tyranides 2 - 0 BA

 Tour 2

La ligne de bataille va-t-elle céder ?
Tyranides : Tour du carnage ! Assaut des genestealers et du Broodlord sur les marines tactiques. La Death company qui a atterri derrière est inaccessible. Les aliens découpent sur place six fiers astartes. Ceux-ci répliquent et arrachent encore 1pv au Broodlord. Pendant ce temps-là, les aliens avancent sur le flanc gauche, totalement découvert. Le Carnifex vient prendre l’objectif gauche.

Les pertes Blood Angels sont lourdes et même en relançant, il faudrait obtenir un jet de 1 ou 2 (d6+pertes - cd de l'unité (7 marines, 8 pour le sergeant, 9 pour un stealer !)) pour que toute l'unité ne disparaisse pas au test de commandement. Il faut donc craquer 2 CP pour passer automatiquement le test de commandement et éviter que l’unité ne disparaisse. 


Ils espèrent prendre la ligne de bataille à revers au tour suivant, les stealers peuvent bouger de 8, plus avancer d'1d6 et, règle exceptionnelle, tout de même charger de 2d6 ! Potentiellement, c'est énorme et peut surprendre l'adversaire.


Blood Angels : Au tour des Blood Angels, la manœuvre tactique est brillante. L’escouade lance-flamme débarque du Razorback en début de phase de mouvement. L’escouade plasma se désengage du combat pour gagner les hauteurs et camper sur l’objectif. Toutes les unités qui le peuvent ouvrent le feu sur les genestealers qui sont vaporisés. Avec eux disparaît le Broodlord qui était aussi le Warlord. La ligne de bataille Blood Angels a tenu même sans contre-charge de la Death Company.
Cependant, deux objectifs sont contrôlés par les Tyranides contre 1 pour les Astartes !

Cette possibilité pour une unité de quitter le càc pour laisser ses alliés ouvrir le feu... c'est incroyable ! On a vraiment l'impression de gérer une ligne de bataille et de pouvoir s'appuyer les uns les autres. Cela crée une énorme surprise tactique par rapport à ce qu'on connaissait avant. On peut imaginer la violence de la manoeuvre pour des armées comme les Tau ou l'Astra Militarum organisées en gunlines.



Slay the Warlord 1d3 : donne 2 PV
Score T2 : Tyranides 4 - 3 BA 

Tour 3

Tyranides:  Effrayés par la puissance de feu de l’Imperium, les Tyranides renoncent à réussir un assaut groupé. Ils passent à l’escarmouche et disparaissent tels des cafards dans les ruines environnantes. Ils contrôlent à ce moment-là 3 objectifs sur 4. Le Carnifex essaie de s’embusquer, pense attirer une charge et permettre aux genestealers de contre-charger fourbement. Le Broodlord tente un smite et se prend un autre péril du warp !

Blood Angels : Les Blood Angels, n’écoutant que leur courage, tombent dans le piège…. Et le déjouent ! La Death Company charge le Carnifex et lui arrache la tête à coup de Power FIST et de Thunder hammer. La multitude d’attaques termine le travail. Pendant ce temps-là, l’escouade plasma cause quelques pertes chez les stealers embusqués. L’escouade flamer a réembarqué et leur Razorback vient menacer les guerriers tyranides qui tiennent l’objectif au sommet de la raffinerie de promethium. La partie semble pliée en faveur des Astartes et pourtant les Tyranides continuent d'assurer un plus grand contrôle du camp de bataille :

Le Sanguinor a une excellente synergie avec la Death Company (+1 A), notamment ceux armés de power fist. Ces derniers frappent avec -1 pour toucher (donc sur 4+) et plus en dernier. On perd par contre l'attaque gagnée par la Chainsword. Les lances-flammes sont en fait vraiment super en Overwatch et par comparaison vraiment random en attaque : d6 touches automatiques. Le canon à plasma fait d3 tirs, c'est aussi un peu random, en fait le plasma gun avec rapid fire tire 2x à 12ps, c'est limite mieux. Le canon d'assaut jumelé des tanks est par contre superbe avec ses 12 tirs.

Score T3 : Tyranides 6 - 5 BA


La Death Company bouge de 12" en direction du Carnifex.

Stealers embusqués + contrôle de l'objectif.

Tour 4 

Tyrannides : Alors que la Death Company a consolidé ses positions dans les ruines gardées, il y a peu encore, par le Carnifex, surgit un essaim de Genestealer. L’assaut est aussi psychique (Smite) et fait 2 morts. Les aliens se déplacent à une vitesse fulgurante et parviennent à charger les Astartes. Le carnage est total, les 8 membres restants de la Death Company sont déchiquetés.

Blood Angels : Le Sanguinor s’envole avec légèreté pour laisser la place à une salve de plasma en fusion et de bolts de canons d’assaut. Après le tir le Broodlord est achevé et il ne reste que 2 stealers en vie.
Pendant ce temps-là, l’escouade flamer déloge le dernier guerrier tyrannide et s’empare de la raffinerie et de son objectif.

La partie s'arrête là ! Fin du tour 3, les tyranides ont subi la table rase.



Score final : Tyranides 6 - 7 BA

Victoire !

Constats : Avec les unités de CàC qui tapent fort, le timing de la charge (et donc tout le mouvement en général) est vraiment vraiment important. On l’a vu avec le destin de la Death Company, quand elle charge, elle arrache tout (surtout avec le buff du Sanguinor, +1 A) et quand elle se fait charger par des stealers et broodlord (qui buff : les stealers touchent sur 2+), elle se fait annihiler.
Avoir des command points pour passer automatiquement un test de commandement est vraiment très important. Les relances permettent de fiabiliser des actions d'éclat comme justement des charges. Cela ôtera, je crois, de nombreuses frustrations ! Quand on sait qu'on ne doit pas rater quelque chose, on garde un CP pour cette occasion.
Les pistolets à plasma, c’est pas cher (7pts) et c’est bien ! Les canons d’assaut sont vraiment adaptés.
Il y a sûrement de nombreux oublis ! Les nids pouvaient relancer leurs dés pour les périls du warp avec le nombre de CP qu’ils avaient en réserve.

Vas-y crame-le, il est même pas peint de toute façon !

Un replay où les Tyranides attaquent de manière plus groupée, jouent moins les objectifs et plus l'agresssion a donné un match un peu différent. Le Carnifex a enfin réussi à charger le Predator et à le détruire en trois round. La Death Company s'est fait surprendre par un mouvement de 8+6+charge des stealers, mais les trois survivants (grâce à l'ancien Feel no pain) et le sanguinor parviennent à contre-attaquer. Le Sanguinor peut (et c'est un must) se désengager et re-charger le même tour, ce qui lui garantit l'initiative.

samedi 30 avril 2016

Sculpter un Troll en Beesputty - Vidéo


La vidéo se trouve en fin de post !

Le projet :
La sculpture m’a toujours fasciné. J’ai eu l’honneur de rencontrer les frères Perry, sculpteurs de renom, et même de les voir au travail. J’ai souvent touché un peu au Green stuff dans le cadre de conversions et autres modifications de figurines. Par la suite, j’ai pu exercer brièvement sur de la cire de sculpture, qui permet de travailler longuement, grâce aux conseils de David Cockershell (celui qui a sculpté le magnifique gardien des secrets forgeworld p.ex.).

À la recherche d’un bon sujet pour tester le beesputty, j’ai pensé à au fameux troll Forgeworld, un ancien modèle qui était destiné à être une pièce de collection à plus grande échelle, mais qui faisait un superbe géant. Je ne l’avais malheureusement pas acheté à l’époque et sur Ebay aujourd’hui il n’est pas donné.Il a le bon goût de présenter une anatomie humanoïde, intéressante à sculpter, tout en restant suffisamment difforme pour excuser des erreurs de débutant.



Step by Step (voir la vidéo ci-dessous) :

1ère étape : le socle, en prenant la mesure de socles réguliers histoire de pouvoir le monter plus tard. Il s’avère rapidement que c’est la plus grande taille qui s’impose, vu l’échelle. Réalisé avec une chute de bois, percé en maints endroits pour choisir plus tard des points de départ pour les fils de fer de l’armature (je savais que je n’aurais plus accès à ma perceuse par la suite).

2ème étape : l’armature de base. Elle est composée de deux fils de fer (des cintres de pressing) tordus à la pince pour faire bras et jambes. Je centre est ligaturé avec du fil plus fin et assez vite une première boule de beesputty, cela me permet de tester le processus de cuisson. Je suis assez soulagé en constatant que le bois du socle ne prend pas feu dans le four. :p

3ème étape : la pose des premiers volumes en aluminium. Cela permet d’économiser du putty !

4ème étape : sculpture des volumes musculaires… + détails (pieds) Je rencontre des problèmes pour les volumes supérieurs, l’ancrage de mon armature est un peu fragile. Avant d’aller plus loin (nouvelle cuisson), il faut que je puisse lisser les surfaces déjà travaillées. Poser les muscles est vraiment un travail jouissif. Les choses se font naturellement en prenant des boudins auxquels on donne au préalable vaguement la forme du muscle avant de le poser et de le faire adhérer en en lissant les bords avec les doigts et les outils. La musculature se forme ainsi naturellement. 

5ème étape : une fois satisfait du volume du torse et de la texture du ventre, j’entame l’habillage de la figurine avec la sculpture d’écailles. Je commence par m’exercer sur une zone peu visible, mais c’est relativement facile à faire. Il suffit d’apposer une couche de l’épaisseur voulue sur la zone à travailler, de la lisser avec un pinceau gomme, puis de créer des entailles avec un outil relativement fin et pointu. Il faut enfoncer la matière et non pas la tirer pour ne pas créer des résidus, un peu comme en poinçonnant. Si des plis disgracieux résultent de ce poinçonnement, ce n’est pas grave on pourra les corriger par la suite. Une fois qu’une zone est satisfaisante, on prend l’outil de dentiste recourbé et on appuie gentiment sur chaque écaille. Cela va permettre de complexifier les surfaces, mais aussi de corriger des bêtises et de resserrer un peu les écailles entre elles. Il faut évidemment pendant tout ce travail être attentif aux volumes, on peut profiter des écailles pour souligner certains muscles et généralement il faudrait partir d’une bonne base anatomique sous la couche d’écailles. J’ai procédé en plus fois avec des cuissons successives pour pouvoir manipuler le troll sans ruiner les écailles précédemment exécutées.

6ème étape : il faut commencer à songer au plus dur… la tête ! D’abord, poser les volumes de bases (je réalise rapidement deux croquis pour comprendre la figurine et je m’affiche des photos de tête de troll de face et de profil). Je modèle rapidement une tête de troll du niveau d’un gamin de quatre ans pour avoir un volume vraiment définitif, et cela va être utile pour Monsieur Patate (voir plus bas). Je réalise ensuite un « crâne » qui ressemble plutôt à une tête réduite, avec des orbites fortement marqués, l’emplacement du futur nez et la zone qui s’étend jusqu’à la bouche. Je pars d’une boule formée autour d’un stylo et j’enlève successivement un maximum de matière pour être sûr que cela passe : mieux vaut trop petit que trop grand dans cette phase de construction du volume.
Je réalise deux billes pour les yeux au préalable en les cuisant séparément (mhh le fumet des yeux de troll au four… un délice !). Ensuite, j’écrase un petit peu de putty au fond des orbites et y enfonce délicatement les globes oculaires. Cela donne tout de suite une expression à ce visage qui ressemble encore davantage à celui d’un orc. Ensuite, un boudin en dessous et un boudin au-dessus, pour sculpter les paupières. C’est important de les faire fines. Le fait d’avoir cuit les yeux au préalable est évidemment crucial pour que l’on puisse écraser les paupières contre les globes oculaires déjà durs..
Ensuite j’applique la technique de Monsieur Patate. Je compose les volumes des oreilles, du nez, de la lèvre avec des boudins grossiers et je fais plusieurs essais. Cela me permet d’avoir le bon volume préparé et aussi d’ajuster l’expression que je voudrai lui donner. Ensuite je sculpte et cuis les dents et la langue, selon le même principe que les yeux. Une fois satisfait, j’écrase la lèvre sur les dents, la recourbe et paf, un peu de texture et c’est fini.
Les oreilles m’auront posé un grand problème. Trop fines, j’ai eu la mauvaise surprise de les trouver tombantes à la sortie du four : la chaleur ayant probablement commencé par les ramollir un peu avant de les cuire. J’ai donc dû recommencer en m’aidant d’un petit bout de fil de fer pour les rigidifier.

7ème étape : Ensuite, recouvrir le dos et le crâne d’écailles, c’est parti ! Il faut prendre soin de rehausser les détails anatomiques, tels que les omoplates, plutôt que de les faire disparaître.



8ème étape : Après quelques semaines de pauses pour raisons professionnelles, je m’attaque aux mains. J’ai beaucoup d’hésitations. Le troll original de forgeworld portait une grande massue dans la main droite et avait le poing gauche serré, sans grande esthétique. En plus réaliser une massue en beesputty me semblait un peu dangereux, je l’imaginais trop friable. J’ai donc opté pour une main gauche agitant ou levant un indexe, qu’on préfère le voir comme une invitation ou comme un signe d’assertion rhétorique. Et pour la droite, je me suis risqué à un détail fou auquel j’ai failli renoncer en cours de route… je voulais donner l’impression que le troll était occupé à autre chose, peut-être par son activité favorite, le casse-croûte. Un squig tout écrasé me paraissait la meilleure solution.
Les mains sont d’abord réalisées en fil de fer, c’est primordial d’avoir une telle armature en raison de la friabilité du matériau encore une fois. Le squig est réalisé à part. 


Constats :
-    Au bout d’un moment le putty adhère à tout, il faut se laver les mains et laver les outils pour pouvoir travailler proprement. En fait cette impression disparaît une fois que les outils sont bien gras… donc soit on lave tout tout le temps, soit on laisse tout en l’état !
-    La pâte sèche légèrement. De fines couches adhèrent plus facilement à d’autres couches fraîches qu’à de précédentes couches séchées ou cuites.
-    Important de travailler lentement, de faire des pauses pour porter un regard frais et critique sur son travail.
-    Quand la figurine sort du four, il ne faut rien toucher, même les éléments précédemment cuits se ramollissent et acquièrent une certaine friabilité. Il est très important d’attendre le refroidissement complet avant de retravailler.
-    Au moment de la cuisson, les éléments les plus fins et en suspension peuvent commencer par ramollir avant de sécher, on ne peut donc pas créer quelque chose de fin et en suspension sans un fil de fer. Ainsi pour les oreilles, j’ai dû m’y reprendre à deux fois et incorporer un fin fil de fer.






jeudi 20 août 2015

Autel du Chaos : le temple des crânes

Parfois, loin au nord, au milieu de clairières perdues dans les forêts vastes et ténébreuses, des gens désaxés et adorateurs des Dieux sombres édifient des temples dédiés à leur gloire immense. En ces lieux impies, ils commettent des sacrifices et des actes répugnants... Mais quoi de plus plaisant pour les divinités du Chaos ? Comme temples, un simple monolithe perverti peut être utilisé, mais parfois, cela va bien plus loin... On vit jadis de gigantesques cathédrales, mais intéressons-nous à ce lieu-ci.... L'on dit qu'un géant gigantesque y vint jadis terminer sa vie, ses os se transformant en pierre par la suite.

Réalisation


Les deux éléments de base sont le socle, découpé dans du Pavatex selon la forme voulue et le crâne. Les deux parties sont ensuite assemblées avec de la colle à bois. Le crâne est un moulage dans du mastic à partir d'un modèle "déco kitsch" réalisé avec un moule en résine.


Après avoir un peu écrasé les arrêtes trop prononcées, du mastic fut appliqué afin de créer une pente douce et non pas un gradin.  Il faut sabler le socle, procédé habituel...(Colle puis ballast de deux tailles différentes.)
Je voulais donner l'impression que le crâne était rempli de... crânes !  Un peu de colle et des têtes de squelettes plastiques dans les orbites feront l'affaire. Puis quelques morceaux sur les bords.
 Des rochers sont les bienvenus sur le socle...

Peinture

Après une sous-couche à la bombe, suit  un brossage intégral de Gris Ombre, un lavis noir et un rebrossage sur le socle. Les rochers sont réhaussés de Gris Codex.
Il s'agit ensuite de peindre les ossements. Premier brossage de Bleached Bone, second brossage plus appliqué. Brossage de blanc crâne.


Et maintenant, l'étoile du chaos. Il s'agit de peindre des lignes noires puis une ligne plus fine en rouge gore puis en rouge sang. Bien sûr, il convient de réaliser l'étoile du chaos (étoile à huit branches se terminant par des flèches).



Quelques autres petits détails style du sang qui s'écoule des orbites de certains crânes. Mais aussi les objets autour du crâne.

Le crucifix du Chaos


Ensuite, il est  temps de passer au crucifix... Au passage, je précise que j'ai finalement refait les bords avec du sable, cela s'intégrant mieux à la nouvelle table de jeu. Pour le faire tenir, il a été nécessaire de réaliser une sorte de socle. Il s'agit en fait de plusieurs cailloux collés de façon à laisser une fente pour le poteau du crucifix. Un peu de sable pour masquer les jointures et intégrer le tout.

 
   Je laisse la parole à Gorodok pour la réalisation du crucifix  : la croix a été découpée dans du carton après avoir été tracée au compas et à la règle. Pour le cadavre, j'ai utilisé des bras, une tête et un torse (celui du pendu) de la boîte de zombies et des jambes de la boîte de squelettes. J'ai coupé, limé et réajusté les membres afin qu'ils aient la bonne position puis je l'ai collé sur la croix. Les clous sont des manches de lances découpés en rondelles, ensuite collés sur les intersections entre les branches et le cercle (ne pas oublier ceux sur les mains du crucifié). Après j'ai collé une baguette de bois au dos de la croix tout le long de l'axe vertical, laissant une dizaine de centimètres dépasser en bas.


Gorodok : Après avoir sous-couché la croix avec du Noir Chaos en spray, j'ai peint la croix en Tin Bitz et le poteau en Scorched Brown. Ensuite, j'ai peint la croix en Boltgun Metal, en veillant de laisser une ligne de Tin Bitz apparaître entre le cercle et les branches. J'ai éclairci les rebords avec du Chainmail, et finalement passé un lavis d'encre marron diluée. La peau du cadavre a reçu une couche de Codex Grey, éclaircie par un mélange de Codex Grey et de Rotting Flesh, en ajoutant plus de Rotting Flesh à chaque stade. J'ai appliqué une couche de Scorched Brown mélangé à du Bleached Bone sur les côtes et les jambes, éclaircies ensuite avec du Bleached Bone seul. J'ai peint un peu de sang coulant des mains clouées avec du Scab Red. J'ai aussi peint la langue en Scab Red. J'ai peint les yeux et les dents en Bleached Bone. Pour finir, j'ai brossé à sec le poteau en Bestial Brown.
 Belannaer : J'ai aussi rajouté un peu de mousse fine sur le poteau et même sur le crucifix lui-même.


Le crucifix n'est pas collé dans sa base. Le trou est suffisament profond pour qu'il tienne et ainsi on peut l'enlever pour voyager voir éventuellement en faire d'autres à thèmes pour changer... 


Dernières finitions : peindre la base du crucifix et puis, bien sûr, coller généreusement de la mousse un peu partout. J'ai aussi essayé une mousse plus fine pour les tours du crâne.






Pit Fighter De féroces guerriers sont forcés de prendre les armes pour lutter entr...